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 burn it down. (cullen)

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— MEMBRE ≡ The lonely wolf —
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MessageSujet: burn it down. (cullen)   Ven 6 Nov - 3:27

the cycle repeated
as explosions broke in the sky



La journée tirait à sa fin. Pourtant, l’heure n’était pas si avancée ; le soleil la devançait de beaucoup, s’enfonçant entre les flancs boisées des montagnes de Blackwood. Le Dalvik avait dû baisser le pare-soleil du côté passager, en plus de celui du conducteur, pour espérer ne pas aller s’emboutir dans un arbre le long de la chaussée, ou tout simplement même finir au fond du fossé. Il roulait assez vite — aussi vite que d’habitude —, sur des routes qu’il savait de toute manière peu fréquentées. On lui avait parfois dit que ce n’était pas une raison valable pour se jouer ainsi des limitations premières, mais il n’avait pas écouté. Il n’était jamais imprudent, et il se connaissait suffisamment pour savoir qu’il ne se mettrait pas délibérément en danger ; il connaissait les risques liés aux différentes météos, ne buvait presque jamais, et était toujours attentif à tout ce qui l’entourait. Et à ses yeux, c’était tout ce qui comptait.

La fenêtre côté passager était ouverte, et laissait circuler l’air froid de novembre dans l’habitacle. Il avait gardé son manteau sur le dos, préférant encore laisser le chien sortir sa tête de la voiture pour respirer et avoir, lui, un peu frais, que de contraindre l'animal à rester enfermé dans cette boîte de métal tout le trajet. Huxley tourna finalement la tête vers lui, langue pendante hors de la gueule. Son maître lui jeta un rapide coup d’œil, et un sourire se dessina sur ses lèvres. Une main se détacha du volant pour venir le flatter, tandis qu’il reportait son regard sur la route.

Il avait hésité à repousser l’heure de sa visite à l’aîné Copeland. Sûrement celui-ci n’avait-il pas encore fini sa journée. Peut-être avait-il quelque chose de prévu, ou terriblement besoin de tranquillité, ce soir en particulier. Mais s’il y avait bien une chose que le Dalvik avait intégrée à ses principes, c’était que les Wendigos n’attendaient pas. Et qu’à ce titre, vœu de solitude ou pas, son ami se devait d’être informé de quelques passages qu’il avait pu relever. Il s’était donc décidé à tenter le tout pour le tout. Quitte à l’attendre calmement, adossé à sa voiture, pendant les heures qu’il mettrait à finir ses tâches de la journée et à revenir.

La nuit était tombée lorsqu’il arriva à la fin de la route menant au chalet de Cullen. Il éteignit phares et moteur, et le silence de l’endroit le prit aux tripes, lui tirant un frisson de contentement. Il lui faudrait marcher quelque peu pour atteindre l’endroit, un peu isolé et en retrait. La portière claqua une première fois après lui, et une seconde derrière Huxley. L’homme et le chien se mirent en marche, parcourant le chemin qui leur restait à couvrir pour rallier les abords du refuge du Copeland ; l’un gambadant et furetant, l’autre enfonçant ses mains dans ses poches, fusil au dos.

La chance semblait être en faveur du Dalvik. Parcourant la dernière centaine de mètres en approche du chalet, il aperçut, dans la lumière tombante du début de nuit, la silhouette familière qui s’en venait, elle aussi. Il ne prit pas la peine de sortir ses mains de ses poches ou de lui adresser le moindre signe de tête lointain : il venait pour lui et, à ce titre, inutile de faire comme s’il allait passer son chemin, comme un simple touriste, ou lors d'une promenade de routine. Huxley accéléra brusquement le pas, s’approchant du chien loup du chasseur, qui s’en venait à leur rencontre. Les deux hommes mirent plus de temps à abolir la distance qui les séparait, franchissant dans le même temps celle qui les éloignait encore du chalet. Le garde-chasse ne comptait pas rentrer sans y être invité ; s’il le fallait, il lancerait quelques indications en passant, et laisserait le Copeland à sa traque sans plus pousser. Pourtant, pour peu qu’on ait une carte à lui soumettre, sûrement pourrait-il lui faciliter grandement la tâche.

Il arriva finalement à sa hauteur, et le salua d’un bref signe de tête. Il ne souriait pas, mais ses traits étaient moins fermés qu’à l’ordinaire. La loyauté et l’amitié y imprimaient une marque un peu plus douce, bien que ne les déridant pas complètement. Il y avait bien longtemps, désormais, qu’il ne savait plus être réellement ouvert et accueillant. Tandis qu’Huxley s’en allait saluer le bûcheron, le chien-loup rendait la pareille à son éleveur, calme et amical. Les yeux de celui-ci se plissèrent, alors qu’une flamme de fierté venait s’y loger. La mère de l’animal était morte au printemps passé, mais sa progéniture était toujours en pleine santé. Et l'affection avec laquelle Cullen semblait en prendre soin, bien qu’il n’en ait jamais douté, lui faisait toujours plaisir à voir.

Il releva le menton vers le maître, la main glissée sur la tête de l’animal. Un regard en coin, avant d’à nouveau balayer la forêt et son calme des yeux. « J’espère que je ne te dérange pas. » Ce n’était rien de plus qu’une phrase lancée au hasard, dans le but de débuter la conversation — pour le peu de conversation qu’ils étaient capable d’avoir. La réponse était probablement évidente, mais ça n’avait pas la moindre importance. Et il se doutait que ça n’en aurait pas pour le Copeland non plus. Ni l’un ni l’autre n’était du genre à parler pour ne rien dire. Mais toute tranquillité nécessitait d’auparavant se débarrasser des corvées. Et à ce titre, pour se défaire au plus vite de toute compagnie, il leur faudrait bien commencer la discussion quelque part.

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MessageSujet: Re: burn it down. (cullen)   Lun 9 Nov - 22:06

burn it down
eddard & cullen
Les jours diminuaient de plus en plus, et pourtant, c’était là où Cullen avait le plus de travail. Mais ça ne le dérangeait pas, au contraire. Travailler le bois lui occupait l’esprit, il concentrait son attention sur ses gestes, parce que malgré tout il fallait être prudent et attentif lorsqu’on maniait des objets aussi tranchants. Au moins, pendant ce temps là, il ne pensait pas à cette culpabilité qui le rongeait de l'intérieur en continu. C'étaient l'une des raisons officieuses qui l'avaient conduit à faire ce métier. C'était toujours mieux que de boire jusqu'à en oublier son prénom. Bleiz était resté dans les parages toute la journée, et s’il disparaissait, ce n’était jamais pour longtemps. Il avait passé son après-midi couché sur une pile de bois, à somnoler tout en surveillant de temps à autre ce que son maître faisait. Le bûcheron appréciait toujours cette manière bienveillante qu’avait le canidé de veiller sur lui. Il n’avait pas besoin d’être protégé, il le savait, mais cela faisait du bien tout de même. Parce que Cullen passait son temps à assurer la protection des autres, mais personne ne s’occupait vraiment de la sienne, personne sauf Bleiz, et ça lui suffisait amplement. C'était par instinct protecteur aussi, que le chien grognait sur quiconque s'approchait du chasseur. Cullen n'avait pas cherché à faire cesser cette habitude, puisque c'était une manière de plus de tenir les autres à l'écart. C'était plutôt efficace, puisqu'en plus son apparence était assez impressionnante, les grondements n'étaient qu'un bonus, un bonus non négligeable. Mais le chien avait bonne mémoire et tâchait de se rappeler des personnes que Cullen lui signalait comme acceptables.

Bleiz finit par se mettre à hurler à la mort, parce que le soleil commençait à s'effacer derrière les branches des arbres. Cullen n'avait pas eu besoin de lui pour le remarquer, mais il décida qu'il était temps de rentrer à la maison. Il alla poser ses affaires dans le coffre de son vieux Range Rover. On en voyait peu au Canada, c'était vrai, sûrement parce que c'étaient des véhicules anglais, mais le bûcheron appréciait le bruit du V8 et la robustesse du tout-terrain. Il fit monter Bleiz du côté passager avant de prendre le volant. Il alluma les phares et crapahuta pendant une bonne demi-heure dans des chemins boueux destinés aux camions avant de retrouver une route un peu plus carrossable. Il finit par voir apparaître le chalet au bout d'un chemin qu'il avait emprunté quelques minutes plus tôt. Il s'arrêta, et descendit du véhicule avant d'aller ouvrir à son chien-loup, sans oublier de lui caresser la tête. Un léger sourire apparut sur ses lèvres, de ceux qu'il n'arrivait plus à destiner aux humains. Il attrapa ses affaires qu'il alla ranger dans la remise, et lorsqu'il en ressortit, il entendit Bleiz aboyer. Il suivit son regard, s'apprêtant à chasser l'intrus, puis il se rendit compte que les aboiements du chien n'étaient pas vraiment agressifs. Il plissa les yeux, et reconnut en premier Huxley qui venait à sa rencontre. Il en conclut donc que son maître devait être la silhouette qui progressait sur le chemin. Après avoir reniflé allègrement son ami, le chien-loup alla à la rencontre du garde-chasse, tandis que Cullen accueillait Huxley par une caresse et un petit sourire.  

Les deux hommes finirent par se rencontrer, et Cullen rendit au chaman son signe de tête en guise de salut. Il savait que s'il avait fait tout ce chemin, ce n'était pas juste pour faire un brin de causette. Ils avaient tous deux un caractère assez solitaire, et ne cherchaient le contact humain que par stricte nécessité. Eddard fut le premier à briser le silence, et le chasseur lui en était presque reconnaissant.  « J’espère que je ne te dérange pas. » « Non, du tout. Il y a un problème? » Il n'y avait pas d'agressivité dans sa voix, juste un peu d'inquiétude. La présence du chaman n'était pas due au hasard, il ne s'arrêtait pas parce qu'il passait par là. C'était presque impossible, on venait à la maison de Cullen, on ne passait pas devant sur le chemin du retour du travail. Et puis le chasseur avait l'habitude qu'Eddard vienne lui signaler la présence de wendigos aux alentours. Ses indications étaient toujours judicieuses et très précieuses, ça évitait au chasseur d'errer à tâtons pendant toute une nuit sans jamais rien trouver. Cela ne faisait pas de mal d'être efficace, au contraire, cela permettait de sauver bien plus de victimes potentielles, pour que ce qui était arrivé à leurs sœurs ne se reproduise plus jamais. Le bûcheron et le garde-chasse avaient beaucoup de points en commun, ce qui souvent leur permettaient de se comprendre sans vraiment parler. Ils avaient tout deux perdu au moins une sœur, et ils avaient eu la même réaction à cette perte, celle de s'isoler du monde, et de ne vivre entourés que de leurs chiens. Pour Cullen, c'était plus de la peur qu'autre chose, la peur de perdre quelqu'un de plus, et puis la culpabilité, celle qui lui faisait ruminer cette nuit si spéciale en permanence.  

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MessageSujet: Re: burn it down. (cullen)   Ven 13 Nov - 1:41

somewhere alone
in the darkness


Attendre la nuit pour venir n’était peut-être pas la meilleure des idées. Impossible de savoir si sur le chemin du retour, quelque créature maléfique ne se jetterait pas sur son véhicule pour le faire basculer, et se servir en viande fraîche. Impossible de prévoir de quoi la suite pourrait bien être faite, et inenvisageable, donc, de laisser son fusil chez lui. De jour, il ne s’en encombrait pas. Le laissait non loin, mais pouvait le lâcher. De nuit, c’était autrement plus compliqué. Les bois recelaient des prédateurs infiniment plus dangereux que les ours et les loups ; des bêtes qui ne chassaient malheureusement qu’à la nuit tombée. Alors peut-être que oui, venir de nuit n’était pas une bonne idée. Mais à cette période de l’année, où le soleil commençait à disparaître avant même que les quatre heures de l’après-midi n’aient sonné, quel autre choix avait-il ? Cullen travaillait, tout comme lui. Ils avaient des occupations qui nécessitaient de profiter de chaque minute de soleil levé, des tâches qui ne pouvaient s’exécuter de nuit, ou qui les auraient mis en trop grand danger pour ça. Alors le don d’informations attendait. Il attendait que le soleil ait disparu, attendait que Cullen soit rentré du fond des bois. Il attendait, comme le possesseur de ces macabres nouvelles le faisait parfois pendant de longues minutes, ses sens aux aguets. Mais ce soir, Cullen était vite arrivé. Ce soir, le Dalvik serait probablement bien vite reparti et, il l’espérait, bien vite rentré.

Le garde-chasse avait affectueusement flatté Bleiz, lorsque le chien-loup s’était approché. Un sourire aurait presque pu s’accrocher sur ses traits — de ces sourires que seules les bêtes pouvaient encore tirer aux deux ours bourrus qui se rapprochaient progressivement l’un de l’autre. Ils finirent par se saluer dans le silence, et l’économie. Dans une absence de gestes des plus totale, comme si la simple présence de l’autre était déjà un salut en soi. Et Eddard fut le premier à parler, le premier à poser les bases de cette conversation dont chacun d’eux voulait de toute évidence se débarrasser. La réponse du Copeland fut rapide, et dénuée de toute charge d’agressivité ou d’impatience. Il savait sans aucun doute pourquoi son ami était là. Le Dalvik, quant à lui, savait que la chasse n’attendait pas. Ses mains s’enfoncèrent au fond de ses poches, tandis que Huxley s’asseyait calmement à ses côtés, reniflant Bleiz, attendant un éventuel signe de son maître. « Pas encore, mais ça risque de rapidement en devenir un. » Et l’un comme l’autre savait ce que tout cela signifiait. L’un comme l’autre savait que les wendigos ne laissaient pas nécessairement les corps derrière eux, et pouvaient les avoir emmenés plus loin. Là où les recherches ne se faisaient pas. Là où on laisserait leur garde-manger en paix. « J’ai relevé des traces de passage inquiétantes dans ma ronde de ce matin. Pas de corps, pas de traces de sang ou de lutte. J’pense pas qu’ils aient attaqué qui que ce soit. Pas à cet endroit-là, j’veux dire. Mais ça n’exclue pas la possibilité qu’ils aient chassé à proximité, même si j’n’ai rien trouvé. » Les phrases s’allongeaient, à mesure qu’il parlait du danger. L’économie de mot semblait pourtant rester de mise. Comme si rien ne devait les écarter du sujet. Pas la place de se plaindre, pas la place de tergiverser. De se demander des nouvelles, ou de s’inquiéter. Ils avaient choisi la voie de la distance, pour prendre soin des autres. La voie du retrait, et le pistage de ces abominations qui pouvaient menacer la forêt comme la ville. Ils avaient choisi de se taire et d’observer. Et quand venait le temps de parler, ce n’étaient que des observations à rapporter. La distance avec les êtres chers à rompre, brièvement, pour ensuite être mieux capable de les protéger.

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MessageSujet: Re: burn it down. (cullen)   Ven 20 Nov - 12:05

burn it down
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Cullen suivit du regard les deux chiens pendant un moment. Parfois, il se disait qu'il aurait aimé être comme eux, bénéficier de leur insouciance, et de leur capacité à donner de l'affection en permanence. Cela faisait longtemps que le bûcheron les avait perdu, aux griffes des monstres qui rôdaient dans la forêt. Le Copeland aurait aimé jouir de l'ignorance des gens qui vivaient en ville, qui étaient loin de se douter de ce que ces bois pouvaient contenir. Mais puisqu'il savait, c'était son devoir de les protéger, de les garder dans la lumière, de leur dissimuler les zones d'ombres tout en empêchant ce qui s'y trouvait de les atteindre. C'était son moyen à lui d'offrir le peu d'affection qu'il lui restait. Il se fichait bien que personne ne sache ce qu'il faisait, au moins, il n'était pas au centre de l'attention. Il ne cherchait pas la reconnaissance, il cherchait juste à garantir la sécurité des habitants de Blackwood, et il s'en satisfaisait.

Il reporta son attention sur le chaman. S'il était là, c'était pour une bonne raison. Il n'aurait jamais fait l'effort de venir jusqu'au chasseur si ce n'était pas important. Il le savait, parce qu'il se comportait de la même façon. Il fallait réduire les contacts humains au strict minimum. Ne plus s'attacher pour ne plus souffrir. Ils avaient peu à peu, à force de vivre reclus, perdu l'envie de se mêler aux autres. Ils étaient trop différents, trop abîmés. Cullen lui, et c'était surement ce qui le différenciait un peu du garde-chasse, adoptait même volontairement une attitude rustre, afin de lui donner cette aura légèrement effrayante, qui forçait ceux qui voulaient lui adresser la parole à le faire rapidement, voire pas du tout. Sa présence mettait souvent les gens mal à l'aise, et c'était ce qu'il voulait. Qu'on ne cherche plus à lui reparler, que la première expérience soit si désagréable qu'on ne cherche plus à la retenter. Mais avec Eddard, il laissait un peu tomber tout cela, car il ne cherchait pas à lui faire peur. Ça n'aurait servi à rien, de toutes manières. Et puis c'était l'une des rares personnes qu'il appréciait réellement, dans la limite du possible pour un homme comme Cullen. Ce n'était pas très visible pour quelqu'un qui n'était pas observateur, mais cela se résultait simplement en un visage un peu moins fermé, et des regards soutenus plus longtemps. Car le bûcheron avait souvent du mal à regarder les autres dans les yeux, sauf quand il était en colère.

Cullen demanda alors s'il y avait un problème, et écouta la réponse avec une attention loin d'être feinte. Il enregistrait chaque mot, chaque détail qui puisse être important. Il avait toujours eu confiance en les instincts du garde-chasse, et en général, il se trompait rarement. Le chasseur hocha la tête, l'air grave. Ces indices n'étaient pas à prendre à la légère, il le savait parfaitement. Tout était bon à prendre pour éradiquer ces monstres, de toutes manières. « Tu as vu ça où ? J'vais y aller dès que je peux. » Il mangerait juste un bout pour ne pas tomber à court d'énergie, et ils se lancerait immédiatement à leur poursuite. Il s'agissait de ne pas de les laisser s'éloigner, s'il attendait trop, ils auraient disparu. Les wendigos laissaient rarement des traces derrière eux, alors lorsqu'ils le faisaient, il fallait absolument en profiter. D'un autre côté, Cullen aurait sûrement été incapable de s'endormir s'il savait qu'il aurait pu faire quelque chose contre ces créatures.

Le Copeland aussi faisait dans l'économie des mots, mais au moins, ils se comprenaient très bien ainsi. Il ne comprenait plus le besoin qu'avaient les autres de vouloir parler de tout et de rien. Il trouvait du confort dans le silence, toujours synonyme de tranquillité, et quelque part, de sécurité.

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