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 ≈ last man standing. (nathanaël)

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— MEMBRE ≡ The lonely wolf —
≡ avatar : tatiana maslany.
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MessageSujet: ≈ last man standing. (nathanaël)   Ven 13 Nov - 1:38


you found yourself a new sensation
but the ones you counted on are all but gone



Une mauvaise idée. C’était une mauvaise idée.

Bien sûr que c’était une mauvaise idée ! Mais là, y avait plus d’autre plan. Plus d’issue de secours, plus de solution de repli. Là, elle était arrivée au pied du mur, et il fallait se rendre à l’évidence : c’était le moment. Ça passerait, ou ça casserait. Non. Ça passerait. Y avait aucune raison que ça casse. Elle luttait depuis plus de quatre mois, et ses efforts étaient enfin à deux doigts de porter leurs fruits. Et indépendamment de l’objectif Rose, elle tenait à respecter l’objectif fini de pourrir ma vie. Ça avait déteint sur les autres, et elle en avait finalement pâti, l’égoïste. Alors elle allait affronter cette épreuve comme une grande. Les litres de café dans la vessie seraient la seule raison de son entrée ici, et après leur évacuation, ce serait direction la sortie. Elle ne s’arrêterait pas. Elle ne regarderait pas autour d’elle, et elle ne laisserait personne la détourner de son chemin. Entrée, pipi, sortie. Le plan de match était simple. Maintenant, y avait plus qu’à s’y tenir.

Elle pousse la porte et elle pénètre dans le petit établissement, après une brève inspiration de courage. Tout allait bien se passer. Y avait aucune raison pour que ce soit autrement. Elle aperçoit la pancarte indiquant les WC pour dames, et elle s’y dirige sans plus attendre. Le barman ne l’a pas remarqué — ou bien peut-être qu’il s’en fout, tout simplement. Elle pousse le battant et elle entre. Ce n’est qu’une fois à l’abri entre les carreaux d’émail et les tags sur les murs qu’elle réalise qu’elle avait retenu sa respiration sans s’en rendre compte. Elle libère ses poumons et elle les sent brûler, lorsque l’air les remplit à nouveau. Jusqu’ici, mission accomplie. Allez. On s’relâche pas, et on finit ça dans les règles de l’art.

Et elle se sent tout de suite mieux, la petite Pendleton, lorsque sa vessie relâche enfin tout le café qu’elle a accumulé. L’inconvénient de ce truc, c’est que ça donne sérieusement envie de pisser. Et que quand on en boit autant dans la journée, nul doute que ça finit par causer quelques petits soucis. Et y avait rien d’autre, dans le coin, que ce bar où se réfugier. C’était ça, ou se pisser dessus. Et puis, tôt ou tard, fallait bien affronter ses vieux démons, comme aurait dit l’autre.

Ouais mais l’autre, elle l’emmerdait. Elle l’emmerdait vraiment, et elle aurait aimé qu’il reste là où il était. Bien dans son trou, bien loin d’elle. L’autre, elle aurait vraiment apprécié qu’il se tienne loin d’elle et qu’il ferme sa putain de gueule. Mais vous connaissez l’expression qui dit que tout est trop beau pour être vrai ? Ben visiblement, l’autre la connaissait aussi.

Elle était en bonne voie, bien partie pour rejoindre la porte de son pas déterminé, la rage d’y arriver au fond du cœur, la certitude de pouvoir le faire au fond des yeux. Tant et si bien qu’elle n’avait pas vu le type arriver. Ce type qui ne faisait pas non plus attention où il allait, et qui venait de lui rentrer dedans au point de l’en faire tituber. Et elle avait senti le liquide froid asperger son visage et son cou, tremper les pans ouverts de sa veste, son pull dégouliner dans son décolleté. Elle avait senti l’odeur de la bière se jeter sur sa peau, s’accrocher pernicieusement à ses cheveux, et elle n’avait rien pu y faire. Sa main s’était rattrapée de justesse à une table à sa droite, et elle regardait l’état de ses vêtements avec les yeux ronds de la fille qui y aurait porté une réelle attention. « Oh putain ! » Mais son problème, c’était pas ça. Son problème, c’était pas les taches, l’odeur ou le froid. Son problème n’aurait pas existé si ce type s’était mis à l’eau, au lieu de noyer ses soucis dans l’alcool comme elle avait pu le faire pendant un temps. Alors elle éructe, la petite Pendleton, dès qu’elle a les yeux relevés. Il a marmonné un vague « Merde, ‘scusez. », et il s’apprêtait à repartir en sens inverse, comme si de rien n’était. Mais ça ne lui va pas, à elle. Ça ne lui va pas, et le seul moyen d’oublier que son vice lui colle désormais à la peau au sens littéral du terme, c’est de se mettre à gueuler. « Non mais ça va pas ?! Tu peux pas r’garder où tu vas comme ça ?! Tu peux pas faire gaffe ?! T’es pas tout seul, fuck ! » Et elle l’aurait bien poussé pour le faire réagir, mais pas besoin. Il se retourne, et il la regarde. Redressé, il la domine de facilement une tête, mais elle se laisse pas impressionner. Elle est dans une rage folle, et son regard noir mitraille son vis-à-vis sans ciller. Celui-ci a serré les dents, et les doigts autour de son verre. Il la regarde d’un œil peu amène, et on sent qu’il n’a pas envie de s’attarder. Pas envie de se faire emmerder. On sent qu’il veut juste retourner chercher une autre bière, et laisser couler. « J’ai dit : ‘scusez. » Mais elle, elle s’arrêtera pas là. Elle, elle est en colère, et elle a peur. Elle sent son pire démon sur son épiderme, sur ses cheveux. Elle sent le Diable flirter dangereusement avec sa volonté, et le seul moyen qu’elle trouve pour ne pas ployer, c’est de s’obstiner. « Tu sais où tu peux t’les mettre, tes excuses ? » Et il se redresse encore un peu plus, secouant la tête comme en un avertissement. Elle se démonte pas et elle se gonfle.

Mais elle a peur, dans le fond. Peur de retomber de sa colère, peur de se laisser envahir par la tentation. Peur de sombrer, à nouveau, dans ce vice qui bouffait la plupart des péquenauds ici assis.

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MessageSujet: Re: ≈ last man standing. (nathanaël)   Mar 17 Nov - 1:12

last man standing.
meave & nate

Le verre est posé sur le comptoir. Devant moi. Il se rempli. Lentement. Un whisky sec. Un nectar que mon père avait tant de plaisir à déguster, certains soirs, assis au coin du feu de l’imposante cheminée du salon. Un nectar dont je ne supportais pas l’odeur. Ni la vue. Appréciant les mets de gout, j’avais toujours eu une préférence pour un bon vin en provenance d’un vignoble français, à savourer lors d’un diner, ou d’un tête à tête en amoureux. Amateur de sport, et de bonnes soirées, j’avais également un penchant pour la bière. Parfois. Quand l’occasion s’y prêtait. Jamais je n’avais eu le gout de l’alcool fort. Jeune homme de bonne éducation. De bonnes manières aussi. Soucieux de faire la fierté de ses parents, et de l’ensemble de sa famille. Soucieux de son image. De l’image qu’il renvoyait. Aux autres. Un esprit sain dans un corps sain. Donneur de leçons. Exemple à suivre. Pourtant, je contemplais le nectar qui, lentement, remplissait l’imposant verre déposé devant moi. Je ne me souvenais pas du moment exact auquel j’avais décidé qu’il s’agissait d’une bonne idée. De venir ici. De commander cette boisson. Un verre seulement. Un seul. Pour m’aider. A avancer. A continuer. A oublier. Pour reprendre quelques couleurs. Je ne me souvenais plus du moment exact qui m’avait poussé à abandonner cet homme que j’avais mis tant d’années à construire. Un homme bien. Un homme au service de la loi. Un homme fidèle. Un père de famille aimant et dévoué. En une nuit. En un simple battement de fil. Tout avait basculé. J’avais tout envoyé valser. Fermé les yeux sur tous mes principes. Sur tout ce en quoi je croyais. Sur tout ce que j’avais construit. De mes propres mains. Au fil des années. Ce verre que je contemple n’est rien d’autre qu’une énième façon de cracher à la gueule de l’homme que j’étais, sur ce donneur de leçons qui n’aurait jamais dû choisir cette voie. Qui n’aurait jamais dû rester vivre dans cette ville. Quelle sorte d’enfoiré peut bien se conduire de la sorte ? Inciter sa famille à vivre dans une ville qu’il sait dangereuse. Puis l’abandonner sans la moindre raison. Comme ça. Du jour au lendemain. Un rictus aux coins des lèvres, je saisis le verre entre mes doigts pour en contempler le contenu. Nectar de la mort. Combien d’idiots avant moi avaient succombé à ses charmes ? Combien avant moi avaient décidé de tout envoyer valser pour ressentir le doux confort de cette saloperie leur brulant la gorge jusqu’à l’ivresse ? Oublier. Ne plus penser. Ne plus les voir. Eux. Les créatures. Ma famille. Mes enfants. Lâcher prise. A combien d’hommes avais-je passé les menottes pour ivresse sur la voie publique ? Pour avoir laissé prise à leurs instincts après une soirée trop arrosée ? Combien de familles avais-je vu être détruites à cause de lui ? Un simple liquide. Un nectar hors de prix. De la couleur de l’or. Aussi enivrant et obsédant que lui. Et pourtant. Il semble si inoffensif. Une goutte. Rien qu’une. Une seule. Pour adoucir mon âme. Pour l’apaiser. Pour être en paix avec moi-même. Avec ma conscience.

Je ne sais pas comment. Ni à quel moment. Mais, le liquide coule dans ma gorge à présent. Envoutant. Enivrant. Mes paupières se ferment. Je hais l’homme que je me sais devenir. Je hais en avoir conscience. Je hais chaque parcelle de mon être. Mais, je m’en soucierai plus tard. Demain. Un autre jour. Ce soir, je veux seulement oublier les conséquences engendrées par ma misérable existence. Les choix que j’ai faits, et ceux que j’aurais dû faire. Bon sang. Que je déteste ce gout sur ma langue. Cette sensation de brulure jusque dans mes entrailles. Pourtant, la sensation de bien-être est quasiment instantanée. La culpabilité n’en est que plus vive. Contre coup. Il me faut un deuxième verre. Rien qu’un autre. Et elle disparaitra. Peut-être pas. Mais, cela ne valait-il pas le coup d’essayer ? Ce n’est pas comme si quelqu’un m’attendait quelque part. Ailleurs. Je repose le verre sur le comptoir. Un petit bruit sourd, alors que mon regard se pose sur le barman de l’autre côté. Un simple signe de tête. C’est tellement facile. Bien trop simple. De se tuer à petit feu. De détruire sa propre vie. Gorgée par gorgée. Et s’en laver les mains. Se dire que ce n’est pas grave. Qu’il ne s’agit que d’un verre. Un triste sourire sur mon visage. Contrairement à beaucoup d’individus, je suis pleinement conscient du chemin que je prends, et de l’impossibilité d’en revenir. Il ne me reste plus rien à détruire, de toute façon. Plus rien qui n’en vaille la peine.

« Oh putain ! » Les jurons sont légions ici. Dans ce lieu empli d’imbéciles imbibés. Pourtant, un instinct me pousse à tourner la tête. Un instinct policier. Ou celui d’un homme interpellé par une voix féminine. Allez savoir. Quoi qu’il en soit, cette voie m’interpelle alors que le verre devant moi se rempli, une nouvelle fois. Une fois de plus. Le plat de ma main vient tapoter nerveusement le comptoir alors que je devine l’énervement illuminé le moindre de ses traits. Un sourire se dessine pourtant sur mes lèvres. Un idiot de plus riant du malheur d’une femme. Après tout, une douche alcoolisée n’avait jamais fait de mal à personne. Et la tronche qu’elle tirait valait tous les spectacles d’humoristes du monde. « Merde, ‘scusez. » Visiblement, le problème allait être réglé sous peu. Visiblement, il l’était déjà, car l’homme tournait les talons pour revenir recharger sa pinte désormais vide. Des excuses. Tout serait plus simple si nos problèmes pouvaient tous se résoudre aussi simplement. Politesse et amabilité. Reconnaitre une erreur, et aller de l’avant. Alors, je repose mon attention sur mon verre. Je retrouve mes douces rêveries. Bien trop heureux de retourner dans mes tristes songes. A me morfondre de mon propre sort. A pleurer sur une vie sur laquelle j’ai moi-même craché. « Non mais ça va pas ?! Tu peux pas r’garder où tu vas comme ça ?! Tu peux pas faire gaffe ?! T’es pas tout seul, fuck ! » Elle hurle à en réveiller le poivrot qui s’était endormi un peu plus loin. Elle hurle à m’arracher à mon autodestruction. A ruiner ce bulle de désespoir que j’ai tant de mal à me construire. A en détruire ce petit moment de paix et de solitude rien qu’à moi. Pour un verre renverser sur une veste. A tous les coups, elle ne tarderait pas à se plaindre du prix de celle-ci, pauvre créature victime de la mode. Ou bien, elle se plaindrait de l’odeur qu’auraient ses cheveux, si elle ne se plaint pas de son fond de teint qui risquait de couler. Une chercheuse de problèmes. Une de plus. Comme si je n’avais pas assez de ma femme qui se plaignait de mon comportement à qui voulait bien entendre ses jérémiades. Deux nichons et elles pensaient pouvoir crier et se plaindre auprès de qui voudraient bien les entendre. Ne pouvaient-elles pas juste prendre un verre, et fermer leurs grandes bouches ? « J’ai dit : ‘scusez. » Je garde un œil sur eux. Instinct de policier. Je serre les dents. Comme si j’avais vu ce genre de scènes bien trop souvent. Comme si je pouvais en prédire la fin. Comme pour ces films qu’on a déjà trop vus, mais dont on craint toujours l’issue. « Tu sais où tu peux t’les mettre, tes excuses ? » A quelques pas d’eux, je peux voir l’attitude de l’homme changer. Son corps se dresser, comme pour lui montrer combien il est imposant. Combien elle devrait se faire toute petite. Ce qu’elle ne fait pas. Imitant la montagne qui se tient devant elle. Putain de merde. Je grommèle. Peste. Rage. Et pourtant, je suis déjà sur mes deux pieds, me dressant entre eux, un sourire mal assuré sur le visage. Je tourne le dos à la jeune femme pour lui faire face, à lui, dont la carrure n’est que plus imposante depuis cette perspective. « Désolé. Ma cousine a quelques problèmes d’humeur, c’est sa mauvaise période du mois, et elle sort d’un rendez-vous chez le coiffeur… Vous connaissez les femmes durant ces quelques jours, un rien les met dans un état hystérique ! » Un dernier sourire, et je fais volte-face, pour lui faire face, à elle pour l'inciter à marcher en direction du comptoir, où je pourrais enfin descendre ce putain de verre, loin de toute perturbation. « C’est quoi votre problème ? Chercher la merde est un hobby chez vous ou il vous manque juste quelques neur… ? » Je fronce les sourcils, plongeant soudainement mon regard dans le siens, avec la désagréable impression d’avoir déjà aperçu ce visage, bien qu’incapable de remettre un nom dessus. Qu'est ce que j'en ai à faire de toute façon. Un visage de plus sur lequel mettre un nom. Un visage qui finirait noyer dans l'alcool. Un nom dont je finirai surement par oublier le sens… « Oh, et puis de rien ! »


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